Un peu de réflexion

Tel est pris qui se laisse prendre !

8 février 2016

Dans le monde biblique, un poisson c’est la nourriture de base, au même titre que le pain. Lorsque l’Evangile parle de poissons, il parle de quelque chose de vital, de toute forme de nourriture, et pas simplement ce qui est matériel.
Il y a des jours de mer calme, sans ride à la surface de l’eau, sans un souffle de vent, des jours de sur-place, à chercher le sens à tout ça, à souhaiter de toutes nos forces que la vie se manifeste, nous fasse signe, nous réponde. Des jours entiers à jeter dans le vide les filets de nos questions, et à le ramener vide, comme si rien ni personne ne pouvaient répondre, jamais. Lire la suite »

Sauver, guérir, connaître…

1 février 2016

« Sauve-toi toi-même », « guéris-toi toi-même »… dans ces injonctions pleines d’ironie se cache souvent l’accusation faite aux croyants de ne pas être capable de faire la démonstration implacable de ce que leur foi contient. Guérison, salut, changement du monde, révolution de l’amour… toutes ces notions disent le grand écart qui est souvent le nôtre, tiraillés que nous sommes entre la grandeur de ce que nous croyons que le Christ a accompli et accomplit encore au présent, et l’apparence d’un système du monde toujours pareillement injuste, violent, et parfois invivable. Sauveur, qu’es-tu venu sauver ? Que prétends-tu sauver ? Lire la suite »

METTRE DU VIN DANS SON EAU

16 janvier 2016

Une fête, des invités, six cuves d’eau de vaisselle… Tout le décor est planté. Dans un récit comme celui-là, tout est stylisé, symbolique. Le vin vient à manquer et voilà que Marie s’exclame « ils n’ont pas de vin », comme s’ils n’en avaient jamais eu, comme si cette joie du ciel que le vin symbolise dans le monde biblique avait toujours fait défaut à ces hommes et femmes qui désirent pourtant célébrer quelque chose d’ O combien festif. Lire la suite »

« Le ciel s’ouvrit.”

10 janvier 2016

A Noël, le Verbe, le Fils de Dieu, naît dans une caverne de la terre ; il apparaît seul. Nouveau-né, il n’agit point ni ne parle. Rien qu’un petit nombre d’élus le voient : outre ses parents, quelques bergers, les Mages, et les Anges, observateurs permanents de la vie divine. Ces témoins avaient reconnu l’enfant comme Dieu, mais ils ne savaient pas tout de sa personne. Ils avaient vu se lever “le Soleil de la raison” au-dessus de ceux qui étaient “assis dans les ténèbres, dans l’ombre de la mort”, mais ils en ignoraient les conséquences.
La lumière était là, mais le créé n’était illuminé qu’en puissance ; l’Economie de la Libération commençait dans l’histoire, mais le ciel et la terre ne connaissaient qu’une joie prophétique.
Par sa naissance, le Fils de Dieu ne s’est manifesté qu’en secret ; “C’est donc par le Baptême, dit saint Jean Chrysostome, que le Sauveur s’est fait connaître de tous. C’est la manifestation de Dieu, le Jour où il a été baptisé.”
Maintenant, à la Théophanie du Baptême la Trinité apparaît, Dieu parle ; le Fils commence publiquement son ministère pour accomplir ce qui avait préparé et précédé sa venue. Le Fils se soumet volontairement au rite de purification “pour laver l’iniquité de l’homme”, pour lui permettre “de redevenir Dieu.”
Jésus descend dans le fleuve pour régénérer par l’eau la matière ; il prend place dans la nature pour l’exorciser, pour la rendre spirituelle. Et le Père proclame l’identité du Fils : “Celui-ci est mon Fils bien-aimé.” Et l’Esprit-Saint se manifeste ; il descend sur Jésus sous la forme d’une forme visible.
Constantin ANDRONIKOV, Théologien orthodoxe

Célébrons la venue du Prince de la Paix

19 décembre 2015

Message de Noël 2015 aux Valdoisiens

Chers amis,

Noël est une joie inouïe, un événement extraordinaire : parce qu’il nous aime, Dieu se fait homme.

Dans la nuit de Noël, l’enfant Dieu va naître et bousculer nos cœurs. Il va illuminer nos vies. Il va donner un sens infiniment grand à nos existences.

Je sais que certains d’entre nous vivront Noël dans l’angoisse de la solitude, de la maladie, de la précarité ou du conflit familial. Je sais aussi que dans les pays en guerre, comme en Syrie, en Centrafrique, et tant d’autres, Noël ne sera pas une trêve. Je sais que beaucoup d’enfants et de familles seront privés de cet émerveillement devant la naissance de Jésus. Lire la suite »

Aux Val-d’Oisiens touchés par les attentats du 13 novembre 2015

29 novembre 2015

          Dans le département, vous êtes plusieurs familles à être profondément touchées par la mort d’un proche survenue dans les horribles attentats de vendredi dernier.

A chacun de vous, croyant ou non, je veux vous dire combien ma douleur est grande et combien je m’associe à votre détresse. Lire la suite »

Prière pour gagner la paix

15 novembre 2015

Qu’il est difficile de gagner la paix !
Plus difficile que de gagner une guerre. Qu’il est difficile d’être prophète de la paix ! Si je lève le doigt vers un avenir gonflé d’espoirs, les réalistes me traitent d’idéaliste : et si je le baisse sur le présent écrasé d’échecs, les utopistes me taxent de défaitiste.

Seigneur, donne-moi le courage de n’accepter que de Toi la rude vocation de prophète et d’être à tous coups perdant parmi les hommes !

Qu’il est difficile d’être pédagogue de la paix !
Au milieu de sourds qui croisent le fer des menaces, comment faire entendre la voix qui les éloigne tous de cette bordure du gouffre où à tout instant risque de s’engloutir l’humanité ?

Seigneur donne-moi l’adresse de bien expliquer que la paix n’est pas si simple que le cœur ne l’imagine, mais plus simple que la raison ne l’établit !

Qu’il est difficile de croire que la paix est entre mes mains !
Et pas seulement entre les mains des stratèges et des super-grands. Chaque jour, par ma façon de vivre avec les autres plus que par un défilé ou un manifeste, je choisis pour ou contre la paix.

Seigneur, donne-moi la lumière pour découvrir les vraies racines de la paix, celles qui plongent jusqu’au cœur de l’homme réconcilié avec Dieu !

Qu’il est difficile d’accueillir l’Évangile de la Paix !
De quelque côté que l’on se trouve, à l’Ouest comme à l’Est. Dans une jungle de fauves aux dents de fusées, comment faire comprendre que perdre son âme est encore plus dangereux que de laisser sa peau ?

Seigneur, donne-moi la force d’aider ceux qui puisent la sève des Béatitudes à briser la logique absurde et la spirale infernale de la violence !

Seigneur, tous ces crépitements autour de la paix me révèlent que le moindre accroc à la tunique de la paix fait crier l’homme. Toucher à la paix, c’est plus que toucher à un problème, c’est même plus que toucher à l’homme, c’est toucher à Dieu, à Celui que saint Paul nous présente comme étant lui-même la Paix (Ep 2, 14).

Seigneur, apprends-moi à gagner la Paix !

Cardinal Roger ETCHEGARAY

LE DON DE LA CONFIANCE : ESPÉRER CONTRE TOUTE ESPÉRANCE

7 novembre 2015

      La première lecture de ce dimanche met en scène la pauvre veuve du village de Sarepta, soudainement et fort opportunément visitée par le prophète Elie en personne. Ça n’a pas l’air d’être l’opulence ! Elie demande un peu d’eau, comme tout voyageur est en doit de le faire. Lire la suite »

“J’étais les yeux de l’aveugle, les pieds du boiteux” (Jb 29,15)

24 octobre 2015

«La sagesse du cœur veut dire servir le frère. Dans le discours de Job qui contient les paroles « j’étais les yeux de l’aveugle, les pieds du boiteux », est mise en évidence la dimension du service à ceux qui en ont besoin, de la part de l’homme juste qui jouit d’une certaine autorité et a une place importante parmi les anciens de la ville. Sa stature morale se manifeste dans le service du pauvre qui demande de l’aide, et également en prenant soin de l’orphelin et de la veuve. Lire la suite »

LA PLACE DE SERVITEUR : LA MEILLEURE !

20 octobre 2015

La liturgie de la Parole nous propose ce dimanche un passage du livre d’Isaïe extrait du 4ème chant du serviteur de Dieu. Ce texte nous parle du “serviteur souffrant”. La question a été posée : qui est ce serviteur inconnu ? Le prophète rejeté par les siens ? Un roi fidèle au Seigneur qui aurait été renversé ? Un simple fidèle persécuté pour sa foi ? Le peuple en exil sur une terre étrangère ? Tous les croyants qui connaissent des situations difficiles peuvent s’y reconnaître. Mais nous, chrétiens, nous voyons dans ce personnage une annonce de Jésus serviteur de Dieu. Lire la suite »