Un peu de réflexion

Prière pour gagner la paix

15 novembre 2015

Qu’il est difficile de gagner la paix !
Plus difficile que de gagner une guerre. Qu’il est difficile d’être prophète de la paix ! Si je lève le doigt vers un avenir gonflé d’espoirs, les réalistes me traitent d’idéaliste : et si je le baisse sur le présent écrasé d’échecs, les utopistes me taxent de défaitiste.

Seigneur, donne-moi le courage de n’accepter que de Toi la rude vocation de prophète et d’être à tous coups perdant parmi les hommes !

Qu’il est difficile d’être pédagogue de la paix !
Au milieu de sourds qui croisent le fer des menaces, comment faire entendre la voix qui les éloigne tous de cette bordure du gouffre où à tout instant risque de s’engloutir l’humanité ?

Seigneur donne-moi l’adresse de bien expliquer que la paix n’est pas si simple que le cœur ne l’imagine, mais plus simple que la raison ne l’établit !

Qu’il est difficile de croire que la paix est entre mes mains !
Et pas seulement entre les mains des stratèges et des super-grands. Chaque jour, par ma façon de vivre avec les autres plus que par un défilé ou un manifeste, je choisis pour ou contre la paix.

Seigneur, donne-moi la lumière pour découvrir les vraies racines de la paix, celles qui plongent jusqu’au cœur de l’homme réconcilié avec Dieu !

Qu’il est difficile d’accueillir l’Évangile de la Paix !
De quelque côté que l’on se trouve, à l’Ouest comme à l’Est. Dans une jungle de fauves aux dents de fusées, comment faire comprendre que perdre son âme est encore plus dangereux que de laisser sa peau ?

Seigneur, donne-moi la force d’aider ceux qui puisent la sève des Béatitudes à briser la logique absurde et la spirale infernale de la violence !

Seigneur, tous ces crépitements autour de la paix me révèlent que le moindre accroc à la tunique de la paix fait crier l’homme. Toucher à la paix, c’est plus que toucher à un problème, c’est même plus que toucher à l’homme, c’est toucher à Dieu, à Celui que saint Paul nous présente comme étant lui-même la Paix (Ep 2, 14).

Seigneur, apprends-moi à gagner la Paix !

Cardinal Roger ETCHEGARAY

LE DON DE LA CONFIANCE : ESPÉRER CONTRE TOUTE ESPÉRANCE

7 novembre 2015

      La première lecture de ce dimanche met en scène la pauvre veuve du village de Sarepta, soudainement et fort opportunément visitée par le prophète Elie en personne. Ça n’a pas l’air d’être l’opulence ! Elie demande un peu d’eau, comme tout voyageur est en doit de le faire. Lire la suite »

“J’étais les yeux de l’aveugle, les pieds du boiteux” (Jb 29,15)

24 octobre 2015

«La sagesse du cœur veut dire servir le frère. Dans le discours de Job qui contient les paroles « j’étais les yeux de l’aveugle, les pieds du boiteux », est mise en évidence la dimension du service à ceux qui en ont besoin, de la part de l’homme juste qui jouit d’une certaine autorité et a une place importante parmi les anciens de la ville. Sa stature morale se manifeste dans le service du pauvre qui demande de l’aide, et également en prenant soin de l’orphelin et de la veuve. Lire la suite »

LA PLACE DE SERVITEUR : LA MEILLEURE !

20 octobre 2015

La liturgie de la Parole nous propose ce dimanche un passage du livre d’Isaïe extrait du 4ème chant du serviteur de Dieu. Ce texte nous parle du “serviteur souffrant”. La question a été posée : qui est ce serviteur inconnu ? Le prophète rejeté par les siens ? Un roi fidèle au Seigneur qui aurait été renversé ? Un simple fidèle persécuté pour sa foi ? Le peuple en exil sur une terre étrangère ? Tous les croyants qui connaissent des situations difficiles peuvent s’y reconnaître. Mais nous, chrétiens, nous voyons dans ce personnage une annonce de Jésus serviteur de Dieu. Lire la suite »

Tu auras un trésor dans le ciel…

10 octobre 2015

Dans son récit de la vie de St Antoine du désert, St Athanase fait une actualisation (pour son époque) des versets où Jésus invite à se délester de nos attachements pour vivre libre intérieurement. De ce point de vue, « va, vends et viens » veut dire « défais-toi de ce qui te lie aux choses que tu possèdes afin de n’être enchaîné par rien ».

« Après la mort de ses parents, alors qu’Antoine avait entre dix-huit et vingt ans…, un jour, il entre dans l’église au moment de la lecture de l’Évangile, et il entend le Seigneur qui disait à un riche : « Si tu veux être parfait, va, vends tout ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres ; puis viens, suis-moi, et tu auras un trésor dans les cieux ». Antoine a eu l’impression que cette lecture avait été faite pour lui. Il est sorti aussitôt et a donné aux gens du village ses propriétés familiales. Après avoir vendu tous ses biens mobiliers, il a distribué aux pauvres tout l’argent qu’il en avait retiré, en ne mettant de côté qu’une petite part pour sa sœur. Lire la suite »

« Tous deux ne feront plus qu’un »

3 octobre 2015

« Dans la Bible, la relation de Dieu avec Israël est illustrée par les métaphores des fiançailles et du mariage ; et par conséquent, l’idolâtrie est adultère et prostitution. Mais l’amour-eros de Dieu pour l’homme est en même temps totalement l’amour-agapè. Non seulement parce qu’il est donné absolument gratuitement, sans aucun mérite préalable, mais encore parce qu’il est un amour qui pardonne. Dans la Bible, donc, nous nous trouvons d’une part devant une image strictement métaphysique de Dieu : Dieu est en absolu la source originaire de tout être ; mais ce principe créateur de toutes choses, la raison primordiale, est d’autre part quelqu’un qui aime avec toute la passion d’un véritable amour. De la sorte, l’amour-eros est ennobli au plus haut point, mais, en même temps, il est ainsi purifié jusqu’à se fondre avec l’amour-agapè. La première nouveauté de la foi biblique consiste dans cette image de Dieu ; la deuxième, qui lui est essentiellement liée, nous la trouvons dans l’image de l’homme. Lire la suite »

VIVRE NOTRE JUBILÉ à la manière d’un pèlerinage

26 septembre 2015

Chers amis,

Cette année pastorale 2015-2016 sera marquée par le Jubilé des 50 ans de notre diocèse et par le jubilé extraordinaire de la Miséricorde initié par le pape François.

Aussi, je vous invite à vivre cette année à la manière d’un pèlerinage. Le Seigneur nous précède et nous attend sur la route que nous allons prendre ensemble. Sur cette route, nous allons faire des rencontres. Lire la suite »

LA LOI DU PLUS FAIBLE

22 septembre 2015

L’Evangile de ce dimanche nous rappelle une fois de plus qu’il n’y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre : Les disciples ne comprenaient pas les paroles de Jésus et ils avaient peur de l’interroger. Tout cela se passait après l’événement de la Transfiguration : Pierre, Jacques et Jean ont vu la gloire de Dieu en Jésus. L’annonce de ses souffrances, sa mort et sa résurrection est inimaginable. En tout cas, c’est absolument contraire à l’idée qu’ils se font du Messie.

En effet, Jésus affirme que la gloire du ressuscité passe par l’humiliation de la croix. Pour nous comme pour les douze, c’est le monde à l’envers. Cet évangile nous renvoie à nous-mêmes, à notre recherche des honneurs, de la promotion, de la réussite matérielle. Nous vivons dans un monde dur et sans pitié pour les petits. C’est la loi du plus fort qui s’impose. Il y a vrai fossé entre cette manière de voir et celle du Christ. S’il a suivi le chemin de la croix, c’est précisément pour nous révéler l’amour infini du Père.

Les disciples n’ont pas du tout envie d’être les derniers. Bien au contraire, on les voit se disputer entre eux pour savoir qui sera le plus grand. Ils sont dans une situation de rivalité, celle dont parlait saint Jacques dans la deuxième lecture.

Ces instincts qui mènent leur combat en nous-mêmes, nous les connaissons bien. Ils font partie de notre nature humaine. Si nous nous laissons guider par nos seuls instincts, il manquera quelque chose d’essentiel à notre équilibre humain. Ce qui est important, c’est d’apprendre à les gérer. Sinon, ils deviendront vite anarchiques et pourront entraîner aux pires excès.

En voyant cela, Jésus n’a pas l’air horrifié. Bien au contraire, il les prend au mot : Vous voulez être les premiers ! D’accord. Alors, je vais vous montrer le chemin qu’il faut suivre pour y parvenir : Celui qui veut être le premier, qu’il se fasse le dernier, le serviteur de tous. Et si quelqu’un veut être le plus grand, qu’il soit l’esclave de tous. »

Pour nous aider à comprendre cela, Jésus va accomplir un geste fort : il va prendre un petit enfant et va le placer au milieu d’eux ; il veut ainsi leur montrer que le plus grand c’est lui. Quand nous accueillons un enfant au nom de Jésus, c’est lui que nous accueillons.

Ce geste est d’autant plus choquant qu’il ne correspond pas du tout à la mentalité de l’époque : C’est un contexte totalement différent du nôtre. L’enfant dont il est question n’est pas « l’enfant roi » de nos familles. Il est celui qui ne compte pas, celui qui n’a pas le droit d’entrer dans la conversation des adultes. Son point de vue n’intéresse personne. Il est vraiment le dernier de tous.

En le mettant à la place d’honneur, Jésus nous montre qu’il est du côté des exclus, de tous ceux et celles qui n’ont pas droit à la parole. Ils ont la première place dans le coeur de Dieu. Bien plus, il se reconnaît en chacun d’eux. Tout ce que nous aurons fait au plus petit de nos frères, c’est à Jésus que nous l’aurons fait. Malgré vingt et un siècles de christianisme, on est horrifié de voir tous ces enfants qui, dans le monde, sont les victimes innocentes de la folie des hommes.

En ce dimanche, accueillons l’interrogation de Jésus : « De quoi discutiez-vous en chemin ?» En chemin, au travail, dans les loisirs, en famille ? Quelle est notre préoccupation fondamentale pour nos enfants, petits-enfants et pour nous ? Réussite matérielle ou service des autres ? En tout cas, une chose est sûre : Seule une Eglise servante et solidaire des petits est l’Eglise de Jésus Christ.

Emeric DUPONT

 

Prière pour une rentrée

6 septembre 2015

Notre Dieu,

Donne-nous d’être assez fous pour oser croire, et assez sages pour chercher à comprendre.

Chasse de nous l’hésitation et la paresse.

Combat en nous la suffisance et l’orgueil.

Fais que nous Te préférions à nous-mêmes, et que nous aimions grâce à toi.

À nous qui sommes les pierres vivantes de Ton Église, donne: courage et gaieté, patience et passion, batailles et retrouvailles.

Donne-nous surtout d’être faibles à Ta manière dans l’amour, et forts à Ta manière dans la foi.

À nos églises, donne le plaisir d’être des églises appelées des quatre coins, envoyées aux quatre coins ; assez simples pour que quiconque s’y découvre ; assez libres pour que quiconque s’y exprime ; assez vives pour que personne ne s’y ennui.

À notre monde, donne une justice sans oppression ; une liberté sans omissions ; une paix sans mensonges. Car tu es un Dieu parfait, c’est-à-dire un Dieu qui fait lever le soleil sur les méchants et sur les bons ; tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. Que notre perfection soit à l’image de la tienne: généreuse et prodigue, appliquée et vivifiante.

Donne-nous de grandir, nous qui sommes toujours des enfants.

Donne-nous de rajeunir, nous qui sommes toujours des vieillards.

Donne-nous de marcher, nous qui sommes toujours des boiteux.

Donne-nous Ton repos, quand monte notre fatigue.

Amen !

                                                      Père Emeric DUPONT

UNE BELLE NOUVELLE : UNE COMMUNAUTÉ DE CONSACRÉES ARRIVE À ST LEU POUR UN AN

29 juin 2015

C’est à la « Maison de Jeanne », que les plus anciens d’entre nous connaissent
bien, que les consacrées de la Communauté St François Xavier (ou SFX) viennent
installer pour 2015-2016 une année de fondation spirituelle pour trois ou quatre
jeunes femmes volontaires pour cette expérience. Cette année s’appellera
Meryemana, du nom d’un un sanctuaire marial situé en Turquie, dans les collines
de l’antique Ephèse où selon la tradition l’apôtre Saint Jean a pris chez lui la Mère
de Jésus. Ce lieu est très fréquenté aujourd’hui par des pèlerins, y compris
musulmans.
Pourquoi si peu de temps ? Eh bien parce que la communauté s’installera
définitivement à Ermont en septembre 2016, et que leur lieu d’installation est en
travaux pour un an. C’est donc à St Leu qu’elles posent leurs bagages
provisoirement, mais c’est une chance et une grâce pour nous !
Les deux consacrées SFX qui prennent la responsabilité de Meryemana s’appellent
Claire et Sabine, vous les avez peut-être déjà croisées lors d’une de nos messes
dominicales…
Et les jeunes femmes alors ? Elles ont entendu cet appel à venir vivre « Une année
pour se poser et s’équiper pour la Vie ! ». Il s’agit en fait pour elles de vivre un
temps de formation humaine et spirituelle pour les aider à répondre à la question
: « Seigneur que veux-tu que je fasse ? ». Elles sont étudiantes ou jeunes
professionnelles (22-35 ans) et veulent bâtir leur vie sur l’Evangile et aspirent à
une vraie radicalité dans leur marche à la suite de Jésus. Meryemana leur propose
une année d’enracinement dans la grâce de leur baptême pour les aider à
comprendre leur vocation de femme dans le monde et dans l’Eglise et à mûrir
leurs choix.
Centre Saint-Gilles
4, rue de l’Église 95320 Saint Leu-la-Forêt
Chapelle Notre Dame
Avenue des Diablots 95320 Saint-Leu-la-Forêt
paroissedesaintleu@wanadoo.fr
www.paroissesaintleulaforet.fr
Centre Saint-Gilles ( 01 39 60 01 41) – Chapelle Notre Dame ( 01 39 95 41 14)
Quel sera leur rythme de vie ? Il s’agit d’apprendre comment faire des choix dans l’Esprit Saint. Les quatre piliers de l’année s’y ordonnent :
– La Parole de Dieu, priée chaque jour et étudiée : c’est elle qui nous révèle à nous- mêmes, éclaire notre regard sur le monde et suggère les chemins à suivre. La participation à l’Eucharistie et l’accompagnement spirituel sont vécus régulièrement.
– Le service des plus petits, deux fois par semaine, est en lien avec les partenaires associatifs de la ville et de la paroisse.
– La formation humaine et spirituelle articule des cours sur place et au Centre Sèvres (Facultés Jésuites de Paris), des rencontres de témoins et des temps de relecture.
– La vie fraternelle se construit au quotidien à travers le partage des responsabilités. La vie communautaire est pensée ensemble dans ses différentes dimensions : travail et loisir, temps ordinaire et fêtes, ouverture au quartier et aux amis, etc.
Formons des voeux de réussite pour cette année Meryemana qui d’une certaine manière nous engage comme paroisse d’accueil, engage notre diocèse et les Evêques d’Ile de France ! C’est une grâce que d’y participer, même de loin, simplement par la prière ! Et nous pouvons également rendre grâce pour toute la belle mobilisation des bénévoles de notre Union Immobilière St Leu extension (UISLE), composée de paroissiens qui se mettent au service de la gestion et des réparations ou de l’entretien de nos bâtiments (Centre St Gilles et Chapelle Notre Dame), afin que la « Maison de Jeanne » soit prête à temps pour accueillir un tel projet dès la rentrée !
Père Emeric DUPONT