Un peu de réflexion

Lettre à ceux qui se demandent ce que « Trinité » veut dire.

10 juin 2017

Cher chrétien(ne)

Peut-être l’as-tu déjà découvert dans ton quotidien : il n’y a pas d’amour sans risque. De même, Dieu ne se protège pas de nous. Il accepte que l’on puisse lui dire NON, il accepte nos limites et nos erreurs de parcours. Mais cela ne veut pas dire qu’il est résigné. Car si aimer c’est risquer, ce n’est sûrement pas baisser les bras.

Durant ce mois de juin, beaucoup de collégiens sont invités, un peu partout en France, à proclamer leur foi au cours d’une célébration du dimanche. Et c’est ce Dieu-là, dont ils vont dire qu’ils veulent le suivre et l’aimer. La question que je me pose aujourd’hui, c’est : qu’est-ce que cela peut changer dans nos vies ? Cela ne changera rien et cela changera tout. Lire la suite »

LA FORCE DE L’ESPRIT SAINT : PLUS FORTE « MALGRÉ TOUT »

20 mai 2017

Revenons un peu à nos fondamentaux, aux piliers de notre foi. Prenons le mystère de Dieu par exemple. Le Fils, Jésus, ne pose pour nous pas de problème. Encore qu’un certain nombre de chrétiens doutent de son existence malgré les traces assez certaines que nous laissent des textes divers, de sources variées, et pas que chrétiens. D’autres se disent qu’il est difficile à croire qu’il soit Fils de Dieu, c’était juste peut-être quelqu’un de bien. Lire la suite »

Un lieu où chacun aurait sa place

13 mai 2017

 
J’aimerais qu’il existe un lieu où chacun aurait sa place, quel qu’il soit, où il puisse se sentir chez lui. Jésus nous dit qu’elle existe, cette demeure du Père, et qu’elle est si grande que nul n’en est exclu. On ne demandera à personne des papiers, des preuves, des justificatifs, des diplômes… Cette maison c’est le coeur du Père, un lieu, si l’on peut dire, où chacun est chez lui parce qu’il n’en serait pas étranger. Il serait, en quelque sorte, vraiment à la maison. Lire la suite »

Bientôt, nous vivrons tous ensemble un grand événement

26 février 2017

              Vous savez sans doute qu’autour du 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes, nous sommes invités à prier particulièrement pour les malades. La maladie, pour peu qu’elle nous ait peu touché personnellement, nous pouvons la considérer comme réservée « aux autres », mais ce serait une illusion. En nous approchant des personnes malades, jeunes ou vieilles, nous nous approchons du mystère de notre fragilité humaine. Nous sommes collectivement pris dans ces angoisses de tomber malade ou de devenir dépendants. Lorsque nous le devenons, les blessures à nos corps atteignent l’âme, le combat contre la maladie ou le handicap se double d’un combat spirituel. En fait, toute maladie risque de nous renfermer sur nous-mêmes, à cause de la souffrance qu’elle engendre.
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Appartenir… à qui ? A quoi ?

21 janvier 2017

Les divisions entre chrétiens, y compris au sein d’une même Eglise, ne datent pas d’hier. Elles nous font souffrir. Certainement, elles nous blessent et pour certains d’entre nous, nous désespèrent. A Corinthe, Paul s’échine à redonner le sens (peut-être rabâchait-il, comme si cela avait du mal à entrer dans les esprits, est-ce entré dans les nôtres aujourd’hui d’ailleurs ?) de ce que la vie chrétienne signifie: la vraie liberté des enfants de Dieu. J’insiste sur les trois choses qui viennent d’être dites: « vraie »… « liberté »… « enfants de Dieu ». Lire la suite »

Témoins d’une vie nouvelle

14 janvier 2017

Jean le Baptiste est un homme de feu, un prophète rempli de charisme. De par sa manière d’être, de par ses gestes, ses paroles et sa personnalité si merveilleusement accordés, il n’a pu que troubler ceux qui ont eu le privilège de le croiser. Il est, de tous les témoins, sans doute le plus convaincant, le plus crédible, celui qui a montré tout à la fois la tristesse d’une vie sans Dieu et la blessure béante que pouvait représenter, entre le créateur et sa créature, un éloignement trop grand. Il a tonné contre le péché mais il était, pour les pécheurs, rempli d’une douce patience dont seul Dieu, semble-t-il, est capable. Lire la suite »

Au milieu de ce qui s’achève, discerner ce qui naît

13 novembre 2016

              Le Temple en imposait, à Jérusalem. C’était sans doute le symbole d’un ordre puissant, d’une civilisation qui semblait indestructible, qui plus est fondée sur une Alliance avec Dieu lui-même, sensé habiter le Temple et le protéger. Mais Jésus promet le chaos, les bouleversements, l’écroulement. Ce qui semble en apparence indestructible s’écroulera comme s’il n’avait jamais existé, instantanément. Rien de matériel ne tient pour toujours, tout passe. La civilisation où vécut le Christ nous apparaît comme un lointain souvenir, presque comme une autre planète. Et pourtant, il y a 2000 ans, rien ne semblait pouvoir déboulonner l’empire romain. Rien ne semblait devoir détruire le Temple de Jérusalem, symbole d’une certaine manière de prier Dieu. Et voilà que tout cela n’est plus. Lire la suite »

Quand il s’agit de s’aimer soi-même, ne pas viser trop bas

25 septembre 2016

« Quand dans la vie, il nous arrive de viser en bas plutôt qu’en haut, cette grande vérité peut nous aider : Dieu est fidèle dans son amour pour nous, même obstiné. Cela nous aidera de penser qu’il nous aime plus que nous nous aimons nous-même, qu’il croit en nous plus que nous croyons en nous-même, qu’il “est toujours le supporter” pour nous comme le plus irréductible des supporters. Il nous attend toujours avec espérance, même lorsque nous nous refermons sur nos tristesses, ruminant sans cesse sur les torts reçus et sur le passé. Lire la suite »

Pour que nos communautés de disciples soient plus fraternelles

5 septembre 2016

« Accueille-le comme si c’était moi », quelle plus belle déclaration peut-on imaginer pour dire en quelques mots le fondement même du christianisme. Saint Paul recommande ainsi Onésime à Philémon comme si c’était un autre lui-même: même famille, même chair. Et en ce monde méditerranéen où le clan est une dimension centrale des relations entre les hommes, « accueille-le comme si c’était moi » veut dire également « nous appartenons à une même communauté d’intérêts », ou encore « nous travaillons ensemble, nous travaillons ensemble, nous œuvrons dans la même direction ». La dimension fraternelle mise en place par le christianisme naissant n’est ni une abstraction ni un angélisme, c’est la constatation d’un fait, c’est un programme de vie, c’est l’appel à une conversion profonde. Lire la suite »

Vivre sans l’in-quiétude

25 juin 2016

      On a coutume de retenir, comme grand enseignement du Christ, celui des béatitudes, et de croire qu’il n’a pas enseigné ailleurs et autrement. Ces bribes de paroles, pour décousues qu’elles ont l’air d’être, n’en constituent pas moins une transmission d’une grande importance. Ces bouquets de phrases courtes, glanées au fil de la route, ressemblent à s’y méprendre à de l’enseignement oral. Est-il pour autant improvisé ? Quel programme, quel fil directeur semble-t-il suivre ? On se pose rarement ces questions. Lire la suite »